Campagne médiatique ciblée contre le PJD en vue des élections de 2026

Abdelkarim GUAADAOUI
À l’approche des élections législatives de 2026, le Parti de la Justice et du Développement (PJD) est au centre d’une campagne médiatique intense, biaisée et ciblée visant à le discréditer. Les médias pro-gouvernementaux amplifient certains incidents parlementaires pour présenter le PJD comme une source de troubles et de chaos. Cependant, cette vision est déformée et ne rend pas justice à la réalité des débats parlementaires où le PJD joue un rôle crucial de défense de la démocratie et de l’intérêt public
L’article publié sur actu-maroc.com, intitulé «Le PJD crée des incidents répétés au parlement»[ https://actu-maroc.com/le-pjd-cree-des-incidents-repetes-au-parlement/ ], constitue un exemple paradigmatique de cette offensive, en exagérant des débats parlementaires légitimes pour les transformer en narrative de chaos orchestré par des «islamistes». Cette stratégie s’inscrit dans un effort plus large pour affaiblir le PJD, qui a récemment dévoilé un mémorandum ambitieux pour des élections transparentes, incluant des propositions qui menacent directement les pratiques opaques de la majorité gouvernementale.
Alors que le PJD mobilise ses militants pour une participation massive et défend des réformes comme la traçabilité des fonds électoraux et l’interdiction d’acheter des voix via cadeaux ou programmes sociaux, les médias pro-RNI amplifient des incidents isolés pour le dépeindre en menace à l’ordre parlementaire. Cette posture expose les tentatives d’achat de silence au sein de l’opposition factice et les patterns médiatiques anti-PJD financés par le pouvoir. Quelles sont les vrais faits alors et quelles sont leurs motivations ?
Lors de la séance du premier décembre (2025) à la Chambre des Représentants, un échange particulièrement tendu a opposé les députés du PJD au ministre de la Justice Abdellatif Ouahbi. Une députée du PJD a vivement critiqué le projet de loi sur les Adouls, le qualifiant de recul constitutionnel qui affaiblit la profession notariale, trahit les dialogues antérieurs et cède à des pressions liées au PAM – parti d’Ouahbi lui-même –, créant un conflit d’intérêts flagrant au profit d’intérêts particuliers. Cette intervention légitime, ancrée dans la responsabilité parlementaire, a provoqué une réaction violente du ministre, qui a lancé des insultes et refusé de les retirer, tandis que le PJD exigeait simplement respect et dignité institutionnelle. Ce contexte dément catégoriquement l’idée infondée de la fabrication systématique des incidents et toute allégation mensongère des médias anti-PJD.
D’autre côté, l’ambiance s’est envenimée lorsque le président de séance, de l’USFP – parti censé être d’opposition –, a qualifié les députés PJD de «marxistes de Dieu», refusé un droit de réponse et ordonné l’expulsion inédite d’Abdessamad Haiker. Cette collusion évidente entre un président d’opposition et le gouvernement révèle une stratégie pour museler la vraie vigie démocratique : le PJD, qui combat non pas pour perturber ou bloquer, mais pour prévenir à l’élaboration de dispositions législatives adaptées sur mesure pour protéger des privilèges au sein du RNI et alliés, au détriment de l’intérêt général.
Dans le cadre de la campagne médiatique ciblée contre le PJD, il est clair maintenant que plusieurs medias pro-RNI emploient un langage biaisé et soutient un récit exagérée ou fabriquée pour noircir l’image du PJD et le présenter comme une menace, occultant son rôle historique dans la démocratie marocaine, tout en privilégiant la position des partis pris pro-gouvernemental. De plus, des enquêtes récentes ont révélé l’utilisation de dizaines de comptes fictifs sur les réseaux sociaux pour promouvoir le parti du Chef du Gouvernement, glorifier Aziz Akhannouch et discréditer les manifestants ainsi que les opposants à ses politiques. Ces pratiques numériques orchestrées confirment une stratégie hybride alliant presse traditionnelle et cyber-trolls pour museler toute critique constructive avant les législatives de 2026. Elles soulignent l’urgence d’une régulation accrue des campagnes en ligne, comme le préconise justement le mémorandum du PJD pour des élections transparentes.
En conclusion, les turbulences parlementaires ne peuvent jamais masquer le rôle pivotal du PJD comme bouclier de la démocratie marocaine face à une majorité qui privilégie les intérêts partisans. À l’orée de 2026, citoyens et militants doivent dénoncer ces manipulations et rallier le PJD pour des élections intègres : transparence ou corruption ? Le choix dictera l’avenir d’une gouvernance juste pour tous.

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